Recueil de chants et poêmes du Seigneur des Anneaux



         

Froids soient la main et le coeur et les os.
Et froid soit le sommeil sous la pierre:
Pour ne plus jamais s'éveiller sur son lit pierreux,
Jamais jusqu'à ce que le soleil fasse défaut et que la lune soit morte
Dans le vent noir les étoiles mourront,
Et encore sur l'or qu'ils restent gisant
Jusqu'à ce que le seigneur ténébreux lève sa main
Sur la mer morte et la terre desséchée.

Incantation des Galgals dans le livre I, chapitre huit « BROUILLARD SUR LES HAUTS DES GALGALS ».

Le vieux Tom Bombadil est un gai luron:
Bleu vif est sa veste, et ses bottes sont jaunes.
Personne ne l'a jamais pris encore, car Tom, c'est le maître:
Ses chansons sont des chansons plus fortes, et ses pieds sont plus rapides.

Sors donc, vieil Être! Disparais dans la lumière du soleil!
Ètiole-toi comme la froide brume, comme les vents qui s'en vont gémissants
Dans les terres arides loin au-delà des montagnes!
Ne reviens jamais ici! Laisse vide ton galgal!
Sois perdu et oublié, plus obscur que l'obscurité,
Où les portes sont à jamais fermées jusqu'au temps d'un monde meilleur.

Réveillez-vous maintenant, mes joyeux garçons! Réveillez-vous et entendez mon appel!
Que les coeurs et les membres reprennent maintenant leur chaleur! La pierre froide est tombée;
La porte sombre est béante; la main morte est brisée.
La Nuit sous la Nuit s'est enfuie, et le Portail est ouvert!

Ohé! Voyons! Venez, voyons. Holà! Où vaquez-vous?
En haut, en bas, près ou loin, ici, là ou là-bas?
Ouïe-fine, Bon-nez, Queue-vive et Godichon,
Paturons-blancs, mon petit gars, et toi, mon vieux Gros-Balourd!

Chanter par Tom Bombadil dans le livre I, chapitre huit « BROUILLARD SUR LES HAUTS DES GALGALS ».


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