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Le vieux Tom Bombadil est un gai luron:
Bleu vif est sa veste, et ses bottes sont jaunes.
Personne ne l'a jamais pris encore, car Tom, c'est le maître:
Ses chansons sont des chansons plus fortes, et ses pieds sont plus rapides.
Sors donc, vieil Être! Disparais dans la lumière du soleil!
Ètiole-toi comme la froide brume, comme les vents qui s'en vont gémissants
Dans les terres arides loin au-delà des montagnes!
Ne reviens jamais ici! Laisse vide ton galgal!
Sois perdu et oublié, plus obscur que l'obscurité,
Où les portes sont à jamais fermées jusqu'au temps d'un monde meilleur.
Réveillez-vous maintenant, mes joyeux garçons! Réveillez-vous et entendez mon appel!
Que les coeurs et les membres reprennent maintenant leur chaleur! La pierre froide est tombée;
La porte sombre est béante; la main morte est brisée.
La Nuit sous la Nuit s'est enfuie, et le Portail est ouvert!
Ohé! Voyons! Venez, voyons. Holà! Où vaquez-vous?
En haut, en bas, près ou loin, ici, là ou là-bas?
Ouïe-fine, Bon-nez, Queue-vive et Godichon,
Paturons-blancs, mon petit gars, et toi, mon vieux Gros-Balourd!
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